On s'en sert pour...  

Efficacité possible 

Réduire la tension artérielle.

 

Efficacité incertaine

Abaisser la glycémie

Usage traditionnel

Réduire la tension artérielle, faire baisser le taux de glucose sanguin

Légende des symboles

Posologie

 

On attribue les effets du stévia aux stéviosides qu'il renferme. La teneur en stéviosides des feuilles peut varier de 4 % à 20 % du poids sec en fonction des cultivars employés et des conditions de culture. Pour obtenir l'effet thérapeutique recherché, il importe donc d'employer un extrait normalisé en stéviosides.

 

Hypertension artérielle

  • Prendre de 250 mg à 500 mg de stéviosides, trois fois par jour.

Diabète de type 2 ou tolérance au glucose

  • Prendre 1 000 mg (1 g) de stéviosides, trois fois par jour, aux repas.

 

Avertissement. L'automédication en cas de diabète peut entraîner de graves problèmes. Lorsqu'on entreprend un traitement ayant pour effet de modifier son taux de glucose sanguin, il faut surveiller sa glycémie de très près. Il est aussi nécessaire d'avertir son médecin afin qu'il puisse, au besoin, revoir la posologie des médicaments hypoglycémiants classiques.

 

Historique

Les Indiens Guarani d'Amérique du Sud ajoutaient à leurs infusions de plantes des feuilles de stévia pour les adoucir. Au Brésil et au Paraguay, on les utilise depuis des siècles en cuisine. En Amérique latine, la phytothérapie traditionnelle considère le stévia comme hypoglycémiant, hypotenseur, diurétique et cardiotonique.

Il a quand même fallu attendre le début du XXe siècle pour qu'on commence réellement à s'intéresser aux stéviosides de la plante, qui possèdent un pouvoir édulcorant (sucrant) de 100 à 300 fois supérieur à celui du sucre sans aucune calorie. Les stéviosides font partie de la famille des glucosides, des substances végétales cristallines qui produisent du sucre après avoir été absorbées par l'organisme.

Au début des années 1970, le Japon a interdit l'usage des édulcorants artificiels (aspartame, saccharine) parce que les autorités craignaient leurs effets négatifs sur la santé humaine. Au même moment, un consortium japonais mettait au point une méthode d'extraction des glucosides du stévia. L'État japonais a alors autorisé l'extrait de stévia comme édulcorant alimentaire. Son usage s'est rapidement répandu en Asie et en Amérique du Sud. Il est désormais présent dans quantité de produits agroalimentaires sur ces continents : de la sauce soya aux boissons gazeuses en passant par la gomme à mâcher, les tortillas et les gâteaux de riz.

En 1991, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a statué que le stévia était inacceptable comme additif alimentaire et en a interdit l'importation. Il n'est pas exclu de voir dans cette décision l'intervention du puissant lobby des édulcorants artificiels1. Une vaste campagne, soutenue par les Japonais, a aussitôt été lancée afin de lever l'interdit américain sur cette plante médicinale.

Sous la pression des consommateurs et des distributeurs, la FDA a autorisé, en 1995, la vente du stévia à titre de supplément. Cependant, son usage est toujours interdit comme édulcorant ou additif alimentaire que ce soit aux États-Unis, au Canada et dans les pays membres de l'Union européenne2-4.

Depuis la fin des années 1990, des agriculteurs canadiens essaient de cultiver le stévia dans le sud de l'Ontario. Des recherches sont en cours en Alberta et en Colombie-Britannique pour mettre au point un édulcorant naturel qui pourrait faire concurrence aux produits actuellement sur le marché, si jamais l'usage du stévia est autorisé à cette fin5.

Stévia

Nom commun : stévia.
Nom botanique :
Stevia rebaudian, famille des astéracées ou composées.
Nom anglais :
stevia.

Partie utilisée : feuilles.
Habitat et origine :
petit arbuste originaire du nord de l’Amérique du Sud (Brésil et Paraguay), aujourd’hui cultivé sur une base commerciale en Amérique centrale, au Brésil, au Paraguay, en Uruguay, aux États-Unis, en Russie, en Israël, en Thaïlande, en Chine, au Japon et en Corée.

 

On attribue les effets du stévia aux stéviosides qu’il renferme. La teneur en stéviosides des feuilles peut varier de 4 % à 20 % du poids sec en fonction des cultivars employés et des conditions de culture. Pour obtenir l’effet thérapeutique recherché, il importe donc d’employer un extrait normalisé en stéviosides.

 

Posologie


Hypertension artérielle

  • Prendre de 250 mg à 500 mg de stéviosides, trois fois par jour.

Diabète de type 2 ou tolérance au glucose

  • Prendre 1 000 mg (1 g) de stéviosides, trois fois par jour, aux repas.

 

Avertissement. L'automédication en cas de diabète peut entraîner de graves problèmes. Lorsqu'on entreprend un traitement ayant pour effet de modifier son taux de glucose sanguin, il faut surveiller sa glycémie de très près. Il est aussi nécessaire d’avertir son médecin afin qu’il puisse, au besoin, revoir la posologie des médicaments hypoglycémiants classiques.


Recherches  

 Hypertension artérielle. En Chine, deux essais cliniques de très bonne qualité ont donné des résultats concluants. Une première étude à double insu a été effectuée en 2000 auprès de 106 personnes souffrant d’hypertension6. Les sujets ont reçu, pendant un an, soit un placebo, soit 250 mg de stéviosides, trois fois par jour. Après trois mois, la tension artérielle des membres du groupe traité était inférieure de 12 mmHg à 15 mmHg à celle des sujets du groupe placebo. Cet effet a persisté jusqu'à la fin de la recherche. Un deuxième essai, publié en 20037, a porté sur 174 personnes atteintes d’hypertension légère. Elles ont été traitées pendant deux ans soit avec un placebo ou avec 500 mg de stéviosides, trois par jour. Résultat : leur pression sanguine a diminué (effets notés dès la première semaine de consommation) et leur qualité de vie s’est améliorée. Les stéviosides ont aussi réduit les risques d’hypertrophie du ventricule, une complication de l’hypertension non traitée. Malgré l’excellente qualité des études, certains analystes soulèvent le fait surprenant qu’aucun effet placebo n’ait été observé lors de ces deux études. Ils mettent en garde contre la tentation de vouloir généraliser les effets obtenus auprès de participants chinois à l’ensemble des populations non-asiatiques8,9.

En 2006, des chercheurs brésiliens ont réalisé un essai clinique avec placebo auprès de 14 sujets souffrant d’hypertension artérielle légère et non traitée10. On leur a administré des doses de stévia sur une période de 24 semaines. Mais, la plante n’a pas été plus efficace que le placebo pour réduire la pression artérielle des sujets. Cependant, ces résultats non concluants pourraient être attribuables au nombre très restreint de sujets et au dosage nettement moins élevé que celui des essais menés en Chine. Les doses étaient environ de 250 mg par jour durant 7 semaines, puis de 500 mg durant 11 semaines et de 750 mg durant 6 semaines (pour une personne de 70 kg).

Ces trois études ont clairement établi l’innocuité de la prise régulière de stéviosides sur de longues périodes.

 Diabète de type 2, intolérance au glucose. Le stévia augmenterait la tolérance au glucose et abaisserait le taux de glucose sanguin, selon un essai11 de faible envergure portant sur 16 volontaires en santé, publié en 1986. Les données animales et in vitro indiquent que les composants du stévia pourraient agir directement sur le pancréas pour stimuler la production d’insuline, mais aussi diminuer l’absorption intestinale des sucres ou encore augmenter la sensibilité à l’insuline et les fonctions métaboliques du foie et des muscles squelettiques12-14.

En 2004, des chercheurs danois ont mené une étude croisée (stévia ou placebo successivement chez les mêmes individus) chez 12 patients atteints de diabète de type 215. Ils ont observé que 1 g d’extrait de feuilles de stévia - contenant 91 % de stéviosides - avait amélioré la glycémie après un repas-type, comparativement à un placebo fait de fécule de maïs. Ces résultats sont encourageants. Ils corroborent l’usage traditionnel du stévia qui est utilisé en Amérique du Sud pour traiter le diabète. Cependant, des études de meilleure qualité et de plus grande envergure sont nécessaires avant que l’on puisse trancher sur l’emploi clinique de l’extrait ou déterminer un dosage optimal.

 

Toxicologie. Les Japonais estiment avoir démontré l’innocuité du stévia et de l’extrait standardisé en stéviosides1. Cela a permis à l’État japonais et à plusieurs autres pays en Asie et en Amérique du Sud d’autoriser son emploi comme additif alimentaire. Le stévia et les extraits standardisés en stéviosides sont employés depuis environ 30 ans dans ces pays. Cependant, les autorités de l’Amérique du Nord et de l’Europe refusent encore d’en autoriser l’usage comme édulcorant.

 

 

La raison le plus souvent invoquée pour justifier ce refus est que les stéviosides pourraient avoir un impact négatif sur la reproduction humaine. Selon une source ethnobotanique paraguayenne, le stévia serait considéré comme une plante abortive1,16,17. Cependant, aucun cas d'effets indésirables sur la fertilité humaine n’a été rapporté dans les pays où on autorise, depuis des décennies, la plante et ses extraits comme additif alimentaire. Quant aux études in vitro et sur des animaux de laboratoire, les données sont parfois contradictoires18-24. Après les avoir analysées attentivement, l’Organisation mondiale de la Santé a conclu, en 2006, que les stéviosides n’ont pas d’effets négatifs sur la reproduction25.

 

 

Cet organisme international a fixé, de façon temporaire, une dose journalière acceptable de 0 mg à 2 mg par kilo de poids corporel, soit un maximum de 100 mg de stéviosides par jour pour une personne de 50 kg, et 140 mg pour une personne de 70 kg25. Il s’agit là d’un dosage très prudent, car tel que mentionné ci-dessus, la prise quotidienne de 1 500 mg de stéviosides par jour durant deux ans n’a eu aucun effet indésirable chez des Chinois souffrant d’hypertension7.

 

Précautions

Attention

  • On recommande aux personnes souffrant d'un diabète de type 2, d’hypertension ou d’hypotension qui désirent prendre du stévia de vérifier régulièrement leur taux de glucose sanguin ou leur tension artérielle, afin de faire ajuster leur médication si nécessaire.

Contre-indications

  • Par prudence, certaines sources recommandent aux femmes enceintes et à celles qui allaitent d’éviter de consommer de grandes quantités de stévia.

Effets indésirables

  • Le stévia pourrait provoquer des allergies chez les personnes allergiques aux plantes de la famille des astéracées (marguerite, pissenlit, chrysanthème, etc.), bien qu’aucun cas n’ait été signalé à ce jour24.
  • Selon un essai conduit sur des animaux, le stévia ne provoque pas de carie26.

 

Interactions

Avec des plantes ou des suppléments

  • Les effets du stévia pourraient s’ajouter à ceux des plantes ou des suppléments qui ont une action hypotensive ou hypoglycémiante.

Avec des médicaments

  • Les effets du stévia pourraient s’ajouter à ceux des médicaments hypotenseurs ou hypoglycémiants.

 

L’avis de notre pharmacien

Les produits naturels ont-ils leur place dans le traitement du diabète?, par Jean-Yves Dionne

 

Sur les tablettes

Dans le commerce, on trouve le stévia sous deux formes principales :

  • La poudre de feuilles séchées. Son pouvoir édulcorant est de 10 à 15 fois plus élevé que celui du sucre. Elle a été traditionnellement employée pour adoucir le goût des tisanes de plantes amères.
  • L’extrait normalisé (au moins 90 % de stéviosides). Il est constitué d’une poudre blanche soluble dans l’eau. Il est aussi offert sous forme liquide. Son pouvoir édulcorant est beaucoup plus élevé que celui du sucre raffiné (de 100 à 300 fois), sans aucune calorie. Il faut l'utiliser avec beaucoup de parcimonie. Les sites Internet qui en font le commerce présentent des tables de conversion (spécifiques à leurs produits) qui permettent de doser adéquatement cet édulcorant.
  • Le goût. La feuille entière a un arrière-goût amer qui peut rappeler la réglisse. L'extrait en poudre, une fois mélangé à un liquide, aurait moins d'arrière-goût. Des extraits liquides aromatisés sont aussi offerts (menthe, vanille, etc.).

 

 

Réviseur :
Pierre Haddad, Ph. D., chercheur national du Fonds de la recherche en santé du Québec et professeur titulaire, Département de pharmacologie, Université de Montréal.

Recherche et rédaction : Pierre Lefrançois, Paulette Vanier et Françoise Ruby, avec la collaboration de Jean-Yves Dionne, pharmacien.

Fiche mise à jour : mars 2007

 

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d'autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu'un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l'information désirée.

Bibliographie

Brandle J. FAQ - Stevia, l’édulcorant hypocalorique naturel. Agriculture et Agroalimentaire Canada. [Consulté le 28 mars 2007] http://sci.agr.ca
Mike Columbus, Alternative Crop Specialist, The Cultivation of Stevia, « Nature's Sweetener ». OMAFRA. 1997. [Consulté le 23 mars 2007] www.omafra.gov.on.ca
National Library of Medicine (Ed). PubMed, NCBI. [Consulté le 23 mars 2007]. www.ncbi.nlm.nih.gov
Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements - Stevia (Stevia rebaudiana Bertoni), Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 1er février 2007]. www.naturalstandard.com
Rain-tree.com : Stevia. Raintree Nutrition, Inc., États-Unis, 2007. [Consulté le 23 mars 2007]. www.rain-tree.com
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Stevia Canada. Site commercial d’un fabricant et distributeur de produits à base de stevia [Consulté le 23 mars 2007] www.steviacanada.com
Stevia.com. Site commercial d’un fabricant et distributeur de produits à base de stevia stevia.com [Consulté le 23 mars 2007]
The Natural Pharmacist (Ed). Natural Products Encyclopedia, Herbs & Supplements - Stevia, ConsumerLab.com. [Consulté le 1er février 2007]. www.consumerlab.com
Therapeutic Research Faculty (Ed). Stevia, Natural Medicines Comprehensive Database. [Consulté le 1er février 2007]. www.naturaldatabase.com
WHO FOOD ADDITIVES SERIES: 54. Safety evaluation of certain food additives Prepared by the Sixty-third meeting of the Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives (JECFA), 2006 [Consulté le 28 mars 2007] http://whqlibdoc.who.int

© Crédit photo (plante) : Thomas Jaggy.

Notes

1. Rain-tree.com : Stevia. Raintree Nutrition, Inc., États-Unis, 2007. [Consulté le 23 mars 2007]. www.rain-tree.com
2. Automatic detention of stevia leaves, extract of stevia leaves, and food containing stevia. Food and Drug Administration(FDA), États-Unis, 2005. [Consulté le 23 mars 2007]. www.fda.gov
3. McCaleb R. Stevia Leaf - Too Good To Be Legal? Herb Research Foundation, États-Unis. [consulté le 23 mars 2007]. www.holisticmed.com
4. Schardt D. Stevia, a bittersweet tale. Nutrtion Action Healthletter, États-Unis, 2000. [Consulté le 23 mars 2007]. www.cspinet.org
5. Mike Columbus, Alternative Crop Specialist, The Cultivation of Stevia, « Nature's Sweetener ». OMAFRA. 1997. www.omafra.gov.on.ca
6. Chan P, Tomlinson B, et al. A double-blind placebo-controlled study of the effectiveness and tolerability of oral stevioside in human hypertension. Br J Clin Pharmacol. 2000 Sep;50(3):215-20
7. Hsieh MH, Chan P, et al. Efficacy and tolerability of oral stevioside in patients with mild essential hypertension: a two-year, randomized, placebo-controlled study. Clin Ther. 2003 Nov;25(11):2797-808.
8. Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements - Stevia (Stevia rebaudiana Bertoni), Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 1er février 2007]. www.naturalstandard.com
9. The Natural Pharmacist (Ed). Natural Products Encyclopedia, Herbs & Supplements - Stevia, ConsumerLab.com. [Consulté le 1er février 2007]. www.consumerlab.com
10. Ferri LA, Alves-Do-Prado W, et al. Investigation of the antihypertensive effect of oral crude stevioside in patients with mild essential hypertension. Phytother Res. 2006 Sep;20(9):732-6.
11. Curi R, Alvarez M, et al. Effect of Stevia rebaudiana on glucose tolerance in normal adult humans. Braz J Med Biol Res. 1986;19(6):771-4.
12. Jeppesen PB, Gregersen S, et al. Stevioside acts directly on pancreatic beta cells to secrete insulin: actions independent of cyclic adenosine monophosphate and adenosine triphosphate-sensitive K+-channel activity.Metabolism 2000 Feb;49(2):208-14
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14. Toskulkao C, Sutheerawattananon M, Piyachaturawat P. Inhibitory effect of steviol, a metabolite of stevioside, on glucose absorption in everted hamster intestine in vitro. Toxicol Lett. 1995 Oct;80(1-3):153-9.
15. Gregersen S, Jeppesen PB, et al. Antihyperglycemic effects of stevioside in type 2 diabetic subjects. Metabolism. 2004 Jan;53(1):73-6.
16. Duke J. Dr. Duke's Phytochemical and Ethnobotanical Databases : Ethnobotanical uses : Stevia rebaudiana. Genetic Resources Web Server, USDA, ARS,. 1994. (consulté le 24 mars 2007) www.ars-grin.gov
17. Schvartzman JB, Krimer DB, et al. Cytological effects of some medicinal plants used in the control of fertility. Experientia. 1977 May 15;33(5):663-5.
18. Yodyingyuad V, Bunyawong S. Effect of stevioside on growth and reproduction. Hum Reprod. 1991 Jan;6(1):158-65.
19. Suttajit M, Vinitketkaumnuen U, et al. Mutagenicity and human chromosomal effect of stevioside, a sweetener from Stevia rebaudiana Bertoni. Environ Health Perspect. 1993 Oct;101 Suppl 3:53-6. Texte intégral: www.pubmedcentral.nih.gov
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22. Aritajat S, Kaweewat K, et al. Dominant lethal test in rats treated with some plant extracts.Southeast Asian J Trop Med Public Health 2000;31 Suppl 1:171-3
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24. Geuns JM. Stevioside. Phytochemistry. 2003 Nov;64(5):913-21.
25. WHO FOOD ADDITIVES SERIES: 54. Safety evaluation of certain food additives Prepared by the Sixty-third meeting of the Joint FAO/WHO Expert Committee on Food Additives (JECFA), 2006, page 138 à 141 [Consulté le 28 mars 2007] http://whqlibdoc.who.int
26. Das S, Das AK, et al. Evaluation of the cariogenic potential of the intense natural sweeteners stevioside and rebaudioside A.Caries Res. 1992;26(5):363-6.